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Photographe auto entrepreneur / micro entrepreneur: un statut adapté ?

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Photographe auto-entrepreneur / micro-entrepreneur: est-ce adapté à votre situation?

Devenir photographe auto entrepreneur (désormais photographe micro-entrepreneur) est très en vogue depuis quelques années. Facilités de création, de gestion. Tout semble simple.

Mais qu’en est il vraiment? Est-ce le bon statut? Cette question fait couler beaucoup d’encre, et on lit parfois tout et son contraire.

Après la lecture de cet article, vous aurez tout en main pour vous faire votre propre opinion!

Avant propos

seo-photographe auto entrepreneur-micro entrepreneur

Je considère ici que vous avez lu et intégré les étapes indispensables et les questions préalables à se poser. Créer ou refondre un site photographe, optimiser le référencement naturel d’un site photographe dans les moteurs de recherche sont par exemple des passages obligatoires avant de créer son entreprise.

Nous sommes ok la-dessus? Alors je vais tout faire pour vous éclairer au maximum.

Avant tout, je souhaite livrer mon point de vue sur un sujet :

ce n’est pas parce qu’un photographe auto entrepreneur ne payera pas de TVA qu’il faut brader son travail!

En effet, vendre ses prestations moins cher est souvent contre productif à bien des niveaux, et à l’inverse de ce que l’on peut croire cela vous discréditera et ne vous attirera pas forcément plus de clients. 

A mes yeux, mieux vaut vendre moins de prestations à un vrai prix de marché, voire plus, que vendre plus de presta à un prix déloyal.

Question de point de vue, mais encore faut-il en avoir la capacité et la volonté!

Photographe auto entrepreneur : ce statut se destine-t-il vraiment à vous ? 

Oui, et non, suivant l’angle de vue que vous adoptez. Tout dépend notamment de votre domaine d’activité de photographe et du genre de photos que vous comptez réaliser.

Comme nous l’avons déjà vu dans l’article dédié aux 15 étapes indispensables pour devenir photographe pro,  pensez toujours en priorité à la différence capitale de régime des cotisations sociales:

  • un artisan photographe (dont fait partie le photographe auto entrepreneur) relève de l’URSSAF
  • un auteur photographe (c’est à dire un « artiste » au sens cotisant du terme) relève de l’AGESSA

Le photographe auto entrepreneur (artisan)

Si vous vous destinez à de la photo « sociale » (particuliers ou professionnels), le statut de photographe auto entrepreneur est une solution envisageable.  D’autant que vous avez la possibilité, en cas de prestations qui s’orientent ponctuellement vers le statut d’auteur photographe, de cotiser à l’Agessa.

Si vous savez dors et déjà que vous allez faire des shooting photo (de la prestation de services), que vous ne comptez pas spécialement vendre vos photos (ou à titre exceptionnel), et que vos produits dérivés (livres photo, tirages clients, etc…) seront peu conséquents, alors ce statut est peut vous concerner.

En effet, le statut de photographe auto entrepreneur vous permet de cumuler :

  • une activité de prestation de services (faire des photos en fait partie) pour laquelle vous cotiserez à hauteur de 23% dans la limite d’un chiffre d’affaire annuel de 32900€
  • une activité de vente, pour laquelle vous cotiserez à hauteur de 13.3% pour un chiffre d’affaire annuel qui ne devra pas dépasser 82200€ (TTC, puisqu’un photographe auto-entrepreneur n’est pas assujetti à la TVA).

Le photographe auto entrepreneur ne verse ses cotisations que dans la mesure où il perçoit un chiffre d’affaires.

L’auteur photographe

photographe auto entrepreneur-photographe-micro-entre

Généralement, la notion artistique de l’auteur photographe engendre, dans sa définition, un sens inverse du statut de photographe auto-entrepreneur, qui a une profonde connotation commerciale.

Pour ce dernier, les cotisations sociales sont versées à l’AGESSA sur la base du montant des notes d’auteur établies, sous la forme  d’un compte ou plus directement par l’auteur, suivant s’il est assujetti ou affilié à cet organisme.

L’auteur photographe, comme tous les artiste, bénéficie de mesures fiscales ayant pour intérêt de favoriser et de promouvoir la création artistique via la vente de ses créations.

Cette mesure a pour but de faire évoluer les ressources financières de l’auteur, ayant par définition un statut précaire.

Tant qu’il est à proprement parler « auteur », l’auteur photographe n’a aucun intérêt (et dans ce cadre ne pourra pas) bénéficier du statut de photographe auto-entrepreneur
Dans l’état actuel de la législation, l’auteur-photographe ne peut donc pas opter pour un statut d’auto-entrepreneur.

Photographe auto entrepreneur: quel intérêt d’accéder à ce statut? 

Très souvent, à première vue, on choisit le statut de photographe auto entrepreneur pour sa simplicité fiscale et comptable (pas de tva, pas besoin d’un expert comptable, compta minimum, déclaration d’impôts identique, etc…). Tous ces arguments sont d’ailleurs bel et bien réels. 

Soyons pourtant très clairs d’entrée : pour être photographe auto entrepreneur et que cela soit rentable, il faut avoir une base de charges fixes quasi inexistantes. En effet vous ne pourrez pas déduire vos frais réels puisque le montant de vos impôts sera calculé à hauteur de 50% du montant total de votre chiffre d’affaires, et ce quelque soit le montant de vos dépenses.

Exemple: vous faites un chiffre d’affaire de 30 000€, vous serez imposé (sur le revenu) sur la base de 15 000€ (que vous vous soyez versé l’intégralité ou pas, puisque tout est à vous).

Vous l’avez donc compris: que vous ayez 10 000€ de frais/charges ou 1500€, le calcul de votre impôt sera exactement le même.

Je considère que pour être rentable, vous devez vous situer à hauteur de 8% charges maximum sur votre chiffre d’affaires.

Ainsi pour notre exemple de 30 000€ de chiffre d’affaires, vous ne devriez pas dépasser 2500€ de charges pour être bien.

En effet, tout est calculé grosso modo pour que vous puissiez en moyenne toucher 2000€ net dans votre poche en fin de mois.

Donc si vous ajoutez beaucoup de charges, vous amputez d’autant votre gain.

A moins de bénéficier de l’ACCRE (dispositif d’exonération partielle dégressive pendant 3 ans pour les auto entrepreneurs qui créent leur entreprise en étant demandeur d’emploi).

Avant de vous lancer, calculez le coût global de votre future activité

photographe-auto-entrepreneur-calcul-impots

Même si vous avez déjà un boitier et un objectif, vous devrez certainement en acheter 1 supplémentaire (et oui, 2 c’est important en cas de panne dans une prestation), ainsi que:

  • quelques objectifs (plus ou moins lumineux) qui vous permettront de couvrir le range que nécessite votre activité, ainsi que:
  • un ou deux flashs
  • des boites à lumières
  • un ordinateur, des batteries
  • des cartes mémoires
  • une imprimante de qualité et les consommables (comptez 200€ de frais d’impression pour un mariage).

Et oui vous allez faire de la prestations, donc vous devez pourvoir tout couvrir

Avec tout cela, qui constitue une simple base, on peut estimer le coût total à environ 5000€.

Pensez aux frais indirects

Certes, les frais que nous venons de citer se feront une fois et ne seront pas renouvelés tous les ans.

Cependant, d’autres frais peuvent venir se greffer.

Si vous ne pouvez pas ou plus abriter votre activité chez vous, vous devrez certainement louer un local (comptez au bas prix dans l’immobilier environ 300€ pour un 15m2 commercial en région parisienne), soit 3600€ / an. 

De plus, je pense raisonnable d’additionner tout ou partie de ce qui concerne votre véhicule ou vos déplacements.

Si on récapitule tout, nous en sommes à 5000€ de matériel, 3600€ de loyer, 1000€ de frais d’impression (sur la base de 5 mariages pour la 1ère année), et disons au bas mot 700€ pour la voiture (en prenant en compte l’amortissement, le kilométrage, l’essence, etc…), soit 10 300€

Bien entendu, de nombreux autres frais viendront se greffer (internet, téléphone, assurance pro, sites web et noms de domaine, etc…) et il y aura en plus de tout cela (avec le sourire s’il vous plait) 23% de votre chiffre d’affaires qui partira quoi qu’il se passe au RSI.

Le calcul de l’impôt du photographe auto entrepreneur

Disons que pour la 1ère année vous faites un chiffre d’affaires de 30 000€ (franchement, chapeau pour une première année).

Le fisc calculera vos impôts sur la base de 50% de votre CA, soit 15000€ (50% sont considérés comme étant vos frais).

Ainsi vous aurez gagné 30000-23% de charge = 23 100€ – vos 10300€ de frais (matériel, loyer, etc..) = 12800€ dans votre poche.

Hors nous venons de voir que l’urssaf calculera vos impôts comme si vous aviez gagné 15000€!

Est-ce clair?

De fait, vous comprendrez qu’on ne déduit pas de frais réels du statut de photographe auto entrepreneur!
Notez que, pour la vente de marchandises, le plafond est plus important mais en gros vous aboutirez à la même logique.

Prenez également en compte vos cotisation mensuelles pour la formation professionnelle, de l’ordre de quelques euros.

Enfin, pensez également qu’à partir de la 2nde année (si vous faites du chiffre d’affaires), vous paierez en fin d’exercice une très sympathique CFE (cotisation foncière des entreprises).

Vous n’y couperez pas sauf si vous ne faites pas de chiffre d’affaires pendant les 24 premiers mois. Mais dans ce cas, vous perdrez aussi votre régime fiscal… donc je ne vous le souhaite pas!

Pour l’anticiper, vous pouvez vous baser sur les estimations ci-dessous, datant de 2016. Pour la connaitre en détail, rapprochez de votre mairie ou du SIE dont vous dépendez.

Montant du chiffre d’affaires   Montant de la base minimale
Inférieur ou égal à 10 000 €Entre 212 € et 505 €
Entre 10 001 € et 32 900 €Entre 212 € et 1 009 €
Entre 32 901 € et 100 000 €Entre 212 € et 2 119 €

Pour conclure le chapitre des frais

Si vous optez pour le statut de photographe auto entrepreneur,  vous devrez vous assurer d’avoir très peu de frais (qu’ils soient fixes ou ponctuels), que vous n’avez pas à louer de local (ou à bas prix) et que vos déplacements soient calculés au plus juste. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous baser sur mon exemple pour calculer vos revenus.

Surtout, prévoyez tout, et si possible en fourchette haute plutôt qu’en fourchette basse, ce qui vous évitera d’oublier certains aspect auxquels vous n’avez jamais été confronté.

La limite de chiffre d’affaires du photographe auto entrepreneur

Qu’on se le dise: hors mis si on bénéficie de l’accre ou d’une quelconque aide de l’état, l’auto entrepreneur est soumis à un chiffre d’affaire qui, selon votre activité, peut vite être atteint.

De manière générale, encore une fois à moins que vous bénéficiez sur les 2-3 premières années d’un statut particulier, le statut d’auto-entrepreneur a été fait pour vous permettre de gagner jusqu’à 2200€ par mois.

Il est donc clair que vous ne deviendrez pas milliardaire avec ce statut, qui a été avant tout fait pour inciter les activités annexes a être déclarées, éviter les fuites économiques qu’engendre le travail au noir, voire lancer une activité sans prendre trop de risques.

Si vous faites de la prestation de service, vous ne devrez pas dépasser 32900€ de chiffre d’affaire.

Si vous faites de la vente de marchandises, alors ce plafond sera de 82200€.

Pourquoi cette différence de plafond?

Cette différence s’explique par plusieurs évidences: les charges sociales ne sont pas calculées selon le même pourcentage, et l’état considère que si vous faites de la vente de marchandises, alors vous avez aussi des frais de matières premières ou de prestataires externes qui entrent en jeu.

Si vous sentez que ce plafond sera atteint, alors deux possibilités s’offrent à vous:

  • la tranche supérieure sera soumis à la tva. Si cet élément se reproduit, ou si vous dépassez trop largement, votre statut sera certainement à revoir.
  • Soyez malin,dans la mesure du possible et dans la limite de la légalité bien sûr: une fois le plafond atteint, demandez à vos clients de différer leurs paiements sur le début de l’année suivante. Bien entendu si ce plafond est franchi en juillet, alors c’est encore une fois votre statut qui n’est pas adapté.

Reste à voir si, l’année suivante, vous serez en mesure de réitérer votre chiffre d’affaire. Lorsque j’ai un jour questionné un comptable à ce sujet, il m’a été retourné qu’un changement de statut était vraiment intéressant à partir de 60000€, et encore.

Donc posez-vous les bonnes questions.

Photographe auto entrepreneur: peut-on cumuler différents statuts?

Chaque cas est différent et mérite un approfondissement.

Déjà, que souhaitez-vous faire exactement:

  • devenir photographe auto entrepreneur tout en restant salarié : initialement, c’est pour cela que ce statut a été créée. En fait, c’était aussi un moyen d’inciter les personnes qui faisaient de petits boulots au black le dimanche à déclarer leurs activités de manière ultra simplifiée. Dans ce cas là, pas de question à se poser, foncez, en ayant toutefois vérifié que votre convention collective vous y autorise!
  • devenir photographe auto entrepreneur à temps complet, et donc en tant qu’activité principale: cette 2e raison découle directement de la 1ère, car beaucoup y ont trouvé un avantage certain.

Toutefois, sachez que si vous avez déjà une activité indépendante, vous ne pourrez pas cumuler deux numéros SIREN mais pourrez avoir 2 numéros SIRET. Renseignez-vous auprès de votre organisme référent si vous pouvez cumuler ce genre d’activités, car certaines sont réglementées et interdisent de cumuler toute autre activité commerciale (sauf dérogation).

Ainsi dans ce cas vous devriez opter vers un statut d’auteur photographe. Vous devrez dans ce cas avoir deux comptabilités bien distinctes.

Auteur photographe et auto-entrepreneur en même temps: est-ce possible

Il est possible d’être photographe auto entrepreneur et de bénéficier d’un double statut: artisan et auteur.

Il suffit pour cela de déclarer les ventes de tirages, de livres, etc… de manière séparée en BNC (bénéfice non commercial), en seconde activité.

D’ailleurs il est à ce jour possible de déclarer bien d’autres activités (ex si vous faites des prestations de communication pour une autre entreprise) du moment que vous restez dans le cadre de prestations de services ou de vente de marchandises.

Tout cela se fait avec la même entité, et donc avec le même numéro SIRET. 

Conclusion sur le statut de micro entrepreneur photographe

Pour synthétiser, il est donc possible d’être photographe auto entrepreneur, et même de cumuler ce statut lié à de la prestations de services avec de la vente de marchandises et un statut d’auteur de manière ponctuelle.

Il faut simplement bien penser à ce que sera votre activité et être en mesure de faire les simulations qui vous permettront d’opter pour le meilleur statut.

Pour moi, le statut de photographe micro-entrepreneur, s’il s’exerce en tant qu’activité principale, doit être avant tout considéré comme un tremplin, ou un moyen d’envisager et de tester les choses sans grands dangers.

Si vous envisagez cela comme une activité annexe à votre métier, et qu’en plus vous vous destinez à de la prestation de services, alors pas de doute: vous ne prenez aucun risque en vous lançant.

Dans les deux cas ne vous bradez pas sinon vous limiterez la rentabilité de votre entreprise, et de fait vous vous auto-condamnerez à stagner dans votre évolution économique.

Et ça, je suppose que ce n’est pas votre motivation!

Comme d’habitude, si cet article vous a plu, pensez à le partager sur vos réseaux sociaux, et réagissez en bas de page..


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11 Commentaires. En écrire un nouveau

  • Excellent article très instructif
    merci beaucoup !

    Mr KRIEF EYAL

    http://www.eyalkrief.fr

    Répondre
  • Enfin un article clair !
    merci beaucoup, cela va m’aider dans mes prochaines démarches.

    Répondre
    • Ravi que cs informations vous aient aidée! Partagez cet article si vous l’avez jugé utile 😉

      Répondre
      • Bonjour Ghislain, j’ai partagé l’article !
        si cela est possible j’aimerais vous poser quelques questions complémentaires car je n’arrive pas à trouver ces infos. Je souhaiterais savoir si en micro-entrepreneur il est possible de faire des expositions et de faire quelques ventes de tirages. Y a t’il une tolérance à ce niveau là ? ou on doit obligatoirement passer à un statut d’auteur? comment les déclarer ?
        Concernant cette fois le régime d’auteur photographe, j’aimerais savoir si les charges sont à payer tous les mois même en cas de non recette. Existe t’il des aides spéciales pour les jeunes diplômés qui se lance en tant qu’auteur? Quel est l’avantage d’être affilié à la maison des artistes ?
        En espérant que vous pourrez me répondre, je vous souhaite une belle soirée.
        MV

        Répondre
        • Si votre activité principale déclarée sous le statut micro entrepreneur est par exemple la prestation de services (exemple si vous faites des shooting photo, mariages, etc…), il est tout à fait possible de faire des expos et de vendre des tirages.
          Dans ce cas, les revenus générés par ce biais seront déclarés dans le cadre d’une activité secondaire. Le chiffre d’affaire max pour la vente de marchandises est de 82200€.
          C’est donc plus qu’une tolérance, mais attention toutefois à bien déclarer la source de revenus principale (si vous ne faites que de la vente, on ne peut pas affirmer que votre catégorie principale sera la prestation de services).
          Je vais très bientôt rédiger un article sur le régime d’auteur. De fait, actuellement je vous conseille de visiter le site de l’upp! http://www.upp-auteurs.fr.
          Idem concernant la maison des artistes (http://www.secu-artistes-auteurs.fr/auteurs-photo). Votre intérêt d’y souscrire dépend avant tout de votre projet et de votre activité en elle même.
          Ses principaux avantages: un taux de cotisation relativement faible (pour connaitre le régime adapté à vous, tout est histoire de calculs si vous souhaitez devenir auto-entrepreneur), et une protection sociale plus correcte qu’au RSI par exemple.
          Inconvénient quand on se lance: le système de précompte des deux premières années. Ensuite tout est plus simple. Encore une fois, tout dépend de votre projet.
          Enfin concernant les « aides spéciales pour les jeunes diplômés qui se lancent en tant qu’auteur », je ne pense que cela existe en tant que tel. Toutefois, jetez un oeil du côté du mécénat et des fondations d’entreprises, qui financent parfois des projets ou permettent à des artistes de se lancer en fonction de certains critères d’éligibilité.
          Idem concernant votre statut social: si vous êtes par exemple demandeur d’emploi indemnisé, vous pouvez prétendre à l’accre, qui vous permettra d’obtenir une réduction de vos cotisations durant les 3 premières années. Encore une fois, les conditions d’obtention de toutes les aides publiques dépendent de votre projet, que je ne connais pas.
          Vous devriez appeler ou rencontrer directement les organismes concernés, puis exposer en parfaite transparence votre situation et vos projets 😉

          Répondre
  • Bonjour, je vous remercie beaucoup pour votre article. (Mon français est pas le meilleur parce que je parle espagnol, mais il a été très utile).

    Dans le cas de services de photographie, vidéo et design est la même logique?

    Je veux offrir trois services et je pense que la meilleure idée est de commencer cette aventure comme micro entrepreneur. (Branding avec images).

    Quelle est votre opinion?

    Répondre
    • Bonjour,
      votre français est très correct 😉
      Si l’article vous a plus, pensez à le partager 😉
      Je ne connais pas aussi bien la vidéo et le design que la photo, mais la logique reste la même quelque soit le business que vous souhaitez développer.
      Il faut simplement se poser les bonnes questions, comme par exemple:
      – vous adresserez-vous à des particuliers ou à des professionnels? Dans le second cas, le fait que vous ne payerez pas de TVA sous le régime micro-entrepreneur peut poser problème à vos futurs clients s’ils souhaitent la récupérer.
      – en fonction du coût de vos prestations (il me semble que la vidéo requiert beaucoup de temps, avec des coûts pouvant donc être importants/idem pour le design), posez-vous aussi la question de savoir si la limite de chiffre d’affaires serait vite atteinte ou pas. Si vous dépassez les seuils autorisés (pour lesquels il y a cependant un petit seuil de tolérance), vous devriez payer ensuite de la tva du surplus. Et si cela se répète de bilan en bilan, vous devrez changer de statut s’il n’est pas adapté. Ceci pourrait engendrer des complications si votre modèle économique est basé sur une micro entreprise.
      De manière générale, établissez des budgets prévisionnels réalistes. Vous déterminerez ainsi les coûts et les recettes potentielles, et en saurez donc plus sur la pertinence de votre projet (ou pas).
      Suivez aussi la logique de l’article: posez-vous toutes les questions évoquées, même celles qui peuvent paraître anodines.
      En fait, rien n’est anodin quand on veut créer son entreprise.
      Le statut de micro-entrepreneur est très flexible et constitue une base simplifiée pour mesurer la faisabilité d’un projet sans prendre trop de risques. Toutefois, il ne s’adapte pas à tous les cas de figure. 😉

      Répondre
  • Merci beaucoup!

    Répondre
  • Bonjour,

    Merci pour cet article, cependant je venais informer que les artisans ne sont pas soumis à la CFE. C’est une épine en moins !

    Répondre

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