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Photographe free lance : éviter le burn out

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Photographe en freelance : Travailler mieux sans travailler plus

Je travaille mieux et pourtant je travaille moins… comment est-ce possible (en sachant que je bossais minimum 70h/semaine) ?! Je suis photographe en free lance, et donc à mon compte. Dans cet article , je vais vous parler de mon expérience, et d’une vérité qui me semble évidente: pour votre activité, ayez impérativement un local extérieur à votre foyer, et apprenez à travailler mieux! Cet article s’adresse donc surtout aux personnes à leur compte. Posez vous les bonnes questions et comprenez que même pour votre chiffre d’affaires, travailler plus ce n’est pas travailler mieux.

Parfois il faut énormément travailler, et c’est normal, sain. Toutefois si cette règle devient votre quotidien, c’est qu’il y a un problème dans le fonctionnement global car il sera impossible de tenir sur la durée. Votre famille, votre santé mentale ou physique… peu importe le sujet, votre machine s’enrayera un jour ou l’autre. Plutôt que de guérir, prévenez dès à présent.

Evident pour les salariés ou les grands patrons, mais pas si simple pour les personnes à leur compte qui débute leur activité, et encore moins pour les grands passionnés, qui mêlent plaisir et métier.

travailler mieux pour avoir du succes et booster son entreprise

Je travaille bien, pas besoin de travailler mieux… ou pas!

Jusqu’à il y a encore quelques temps, par soucis de praticité et d’économie, j’avais un bureau à mon domicile. Je pouvais donc travailler quand je le souhaitais, et qu’en plus cela n’avait aucun impact négatif sur mes finances, étant propriétaire de mon domicile. Depuis que j’ai démarré mon activité, j’ai encore beaucoup de mal à considérer mon travail comme …un travail. C’est avant tout une passion, un plaisir, et exercer cette activité me manque toujours au bout de 24h. J’adore ce que je fais; J’y pense le matin, le midi, le soir… dans ma douche, dans la voiture et même parfois en rêvant.

Notons bien que je suis un « photographe 3.0 », ce qui signifie que, finalement je passe (seulement) environ 15% de mon temps à réellement faire des photos. Cette répartition est l’objet d’un article « intitulé « comment devenir photographe pro en 15 étapes » que vous pouvez découvrir ici. Le reste du temps, je le passe donc à faire à la fois la secrétaire, le commercial, le community manager, le retoucheur, le référenceur web, le marketeux… bref, je suis un photographe 3.0, et j’aime ça!

travailler mieux pour eviter le stress et l'anxiété

Travailler mieux pour qu’une passion devienne un métier mais reste toujours… une passion

Depuis que cette passion s’est transformée en métier, et que je compte donc sur elle pour me permettre de payer mes factures, je n’ai jamais compté mes heures. Pire, j’étais fier de ses nombres incalculables d’heures de travail.

Pour aller plus loin, je considérais évident le fait de devoir « bosser comme un chien » pour y arriver. matin, midi, soir, entre deux jeux avec mon fils, entre deux discussions avec ma femme chérie. Tout le temps vous dis-je!

J’ai souvent réalisé des semaines de 80 heures, sans même m’en rendre compte. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que la face cachée du « j’adore ca donc je travaille toujours plus » a pointé le bout de son nez. Désormais, je suis plutôt adepte du « je travaille mieux parce que j’adoreça ».

Ici il n’est pas question de burn-out: je suis en parfaite santé mentale et physique, et je ne suis pas prêt de craquer. Je n’ai jamais senti le moindre signe de burn-out, et j’y fais très attention d’ailleurs.

travailler mieux c'est savoir profiter de la vie et de sa famille

Quand ai-je ressenti le besoin de travailler mieux?

Pour moi tout a changé lorsque j’ai su que j’allais être papa pour la seconde fois. Il était évident que ce bout de chou devait avoir une chambre à lui. Et pour cela, papa devait prendre les valises de son entreprise et aller voir ailleurs. J’aurais toujours pu me débrouiller à travailler dans le salon ou ailleurs, mais l’idée de partir, il faut bien le dire, m’excitait.

J’avais cependant un peu plus mal à l’idée de dégager de mon chiffre d’affaire un budget alloué à de la location de bureau. En effet, dépenser entre 3000 et 6000€ par an en fonction du lieu, alors que jusqu’ici je ne dépensais rien à ce niveau, était une pilule que j’avais du mal à digérer, du moins au début.

Une fois la certitude que je devais partir établie, 2 choix s’offraient à moi :

  • chercher un bureau dans l’immobilier d’entreprise, et trouver un local au sein d’un bâtiment rempli de petites PME, à environ 30€/m2 (notons que je n’ai pas besoin de studio photo, juste d’un local ou entreposer photos et matériel, où avoir un bureau et si possible où je puisse recevoir des clients ou toute personne qui souhaiterait me rencontrer. Le fait d’ête dans un environnement éloigné de mon activité ne m’excitait pas trop
  • activer mes réseaux liés à mon passé dans le milieu artistique et culturel, et trouver la perle rare, en l’occurrence une résidence d’artiste, ou quelque chose qui s’y apparente

Dans ma tête, le choix était vite fait. Encore fallait-il trouver quelque chose qui ne soit pas loin de chez moi. En effet, si j’étais ok pour allouer un budget location à mon activité, il ne fallait en revanche pas que cela impute le temps que je dégageais à mon activité. Et oui, je n’étais pas encore adepte du ‘travailler mieux », mais plutôt du « travailler toujours plus ».

En effet, auparavant, je passais en moyenne 10-12h minimum par jour à travailler. Le matin je m’y mettais à 7h-8h, et je finissais lorsque mon fils revenait de la crèche à 18h, sans interruption. Souvent même, je m’y remettais le soir. Je vivais là ou je travaillais, donc je devenais un véritable tyran avec moi même que cet environnement soit toujours parfait et irréprochable pour m’offrir ce que je pensais être les meilleures conditions de travail. Je m’imposais un véritable enfer, et je ne m’en rendais même pas compte.

Alors si je devais rajouter du temps de transport, et garder en tête que je souhaitais voir ma famille, mes journées de travail allaient considérablement se raccourcir et ça, ça me faisait sérieusement paniquer.

Dans ma tête à cette époque l’équation était simple: moins de temps de travail= moins de chiffre d’affaires. Oui… mais en fait non, c’était une erreur.

travailler mieux pour avoir du succès, savoir décrocher de ses ordinateurs pour éviter le burn out

Travailler plus au lieu de travailler mieux: pourquoi était-ce une erreur?

Car ce que je faisais en 12h, je le fais aujourd’hui en beaucoup moins de temps. Et si je travaille 12h, je suis beaucoup plus productif car c’est du plus, et non pas un schéma quotidien. Je sais travailler mieux!

En fait je travaillais mal. Le temps de travail n’était pas optimisé, car parfois ma tête n’y était plus. Mes tâches devenaient répétitives, je n’vais plus d’inspiration, je tournais en rond. je remarquais que je stagnais, et que je n’avais plus aucun recul. Petit à petit, mon activité devenait fragile et prenait une tournure qui ne me plaisait pas: je délaissais le côté artistique au profit d’une recherche de prestations, mon chiffre d’affaires baissait, et je devenais vieux dans mon métier au lieu de le ré-inventer.

je ne gagnais pas plus d’argent et, surtout, je ne profitais plus de ma vie personnelle et familiale, ou tout du moins pas assez! Plus rien ne m’excitait hormis mon activité.

Quand ma famille rentrait le soir, je quittais immédiatement mon ordinateur. Mais ma tête, elle, ne déconnectait pas tout de suite. Il lui fallait un sas de décompression que je n’avais pas, et qui prenait parfois des heures. Je ne profitais plus de ma famille, et en plus mon chiffre d’affaires stagnait.

idem le weekend: mes ordinateurs étaient toujours allumés. J’allais toujours vérifier un petit truc, un mail, un profil, une stat. Jamais longtemps, quelques minutes tout au plus… mais ces minutes multipliées par le nombre de fois où cela arrivait faisaient que j’étais en train de passer à côté de tous les plaisirs de la vie. Je n’étais plus le rayon de soleil que je suis pour mes proches, et j’oubliais un équilibre indispensable à la réussite d’un projet comme le mien.

Mon fils grandissait, les conflits naissaient déjà et je me sentais tout gâcher. Parfois, jouer et me consacrer à 100% pour lui était même compliqué, car j’avais toujours quelque chose. Je remarquais pourtant que, les rares fois où je me consacrais à 100% à lui, tout prenait une autre dimension, je prenais du plaisir, et je voyais ses yeux pétiller.

Ma tête était toujours en mode « work in process ». Mais je travaillais trop, mal, et au final cela n’avait aucun impact positif de quelque nature que ce soit. Travailler mieux vous dis-je! 

travailler mieux pour voir ses enfants grandir et définir ses priorités

Le déclic pour travailler mieux

Un jour, du haut de ses 2 ans et demi, mon fils me l’a dit: « pourquoi tu ne joues plus avec moi Papa ». Bim, prends toi ça. Et en fait ce fût la remarque la plus constructive qui soit.

Bref, je devenais un gros naze 3.0, qui bossait tout le temps, qui ne gagnait pas plus et qui ne se retrouvait plus dans ses idéaux.

Après avoir lancé mes recherches de locaux extérieurs, un ami m’a fait part d’une possibilité de co-working au château éphémère, un lieu abandonné puis réhabilité en lieu de fabrique artistique, à 30 mn de chez moi, je me suis dit que l’opportunité était belle, voire trop énorme pour la louper. Pour moi c’était évident: c’est là-bas que j’allais poser mes valises et surtout mes ordinateurs et autres classeurs!

J’avais encore quelques résistances financières, mais au final je me suis convaincu que si je n’avais pas 400 « balles » à mettre tous les mois dans mon activité, c’est que ma stratégie marketing n’était pas bonne et que je devais tout arrêter. Il me fallait un peu d’ambition.

Bon, certes, j’ai eu l’opportunité que mon projet atypique s’imbrique avec les pré-requis des appels à projets de ce lieu.

Mais je ne crois pas à la chance et encore moins au hasard. Je suis allé cherché ce dont j’avais besoin, J’ai activé les bons réseaux, car ces réseaux sont une partie de mon passé.

Après rencontres et discussions, on m’a donc fait savoir que ma candidature était retenue. J’ai donc signé une convention, et ai commencé à occupé mon bureau au sein de ce château où je me plais.

travailler mieux pour eviter le burn out et avoir du succès

Le bilan du travailler mieux

Et le bilan de tout ça, me direz-vous: positif ++++++

D’un point de vue humain il est énorme; je sors de chez moi matin et soir, je vois sans cesse des artistes aux inspirations tant diverses que variées, qui m’ouvrent l’horizon et me permettent d’étendre mon champs des possibles. De nouveaux horizons naissent de ces rencontres, de nouvelles idées, une fierté de les inventer et un bonheur de se sentir exister, créer!

D’un point de vue plus logistique j’ai enfin un bureau dans lequel je peux recevoir qui je souhaite, une adresse à indiquer. Finit le bazar de toutes ces photos qui une fois les expos terminées dorment dans un coin et s’amoncellent dans son chez soi. Finis les classeurs, les paperasses, etc… qui occupent les bibliothèques du domicile. Désormais tout est dans un lieu dédié à cela.

Mais surtout, j’ai retrouvé les joies d’une vie familiale pleine et joyeuse. Quand je suis chez moi… je suis chez moi, à 100% ! Et même si ma tête pense à mon activité, je n’y joins pas la pratique. Et franchement, ça fait beaucoup de bien. Je me demande même comment j’ai fait pour m’imposer cela, et ne pas m’en rendre compte.

Bon allez, en gros toxicomane de la photo, j’ai bien un ordi qui traîne toujours dans le salon, mais cela n’a plus rien à voir.

Seules les mega urgences sont traitées. Le soir quand je rentre chez moi j’ai eu 30 mn de voiture, qui représente ce sas de décompression qui me manquait tant. Je sens durant le trajet mes idées se modifier, et mes réflexions passer du statut « pro » au statut « mari et papa ».

Comme par magie, tout s’emboîte et évolue de nouveau parfaitement. Je suis très sensible à une citation de Mahatma Gandhi: « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde« ; A mon petit niveau, j’ai donc appliqué cela.

Pour vous qui êtes salarié, si vous l’êtes, ça n’a peut être pas de sens. Mais pour moi, ce sont plusieurs vies qui sont directement impactées par ce changement.

Au final je me demande comment je faisais pour si peu profiter de mon fils et de ma femme. Mes projets créatifs et artistiques se développent de nouveau, j’ai des idées neuves et claires,et mes relations familiales sont au beau fixe. Je suis de nouveau le super papa et le mari aimant et disponible.

Cela fait seulement, à l’heure de l’écriture de cet article, 2 mois que ce changement a eu lieu. Pourtant je sens les effets positifs immédiats.

Et mon chiffre d’affaires dans tout ca ? Cette chose qui me faisait si peur…. bin, je travaille  moins, mais beaucoup mieux. Du coup rien n’a changé. Il me semble impossible qu’il baisse, il n’y a aucune raison. En revanche il est évident qu’il va évoluer, car ma santé mentale est beaucoup plus clairvoyante et saine.

travailler mieux

Conclusion

Cet article pour dire quoi? Travailler mieux en travaillant moins? On ne peut pas appliquer cela aussi directement. Je dirais simplement travailler moins un temps, pour mieux travailler mieux toujours, et surtout pour aimer la vie, et les respecter.

Parfois je me disais « et si aujourd’hui était mon dernier jour? » Imaginez-vous passer vos derniers moments à vous demander comment modifier sa stratégie marketing ou améliorer son référencement? Franchement, plus moi!

Il y a quelques années, il y a eu une mode du « travailler plus pour gagner plus », Dans une entreprise, se faire payer ses heures sup’ étaient une bonne chose, selon moi!

Mais quand on est seul, le cercle se referme rapidement sur soi si on est pas vigilant, et peut vite se transformer en un cruel « travailler plus pour gagner moins »… car la valeur de la vie ne se mesure pas qu’en dollar. C’est un emsemble.

Je travaillais plus dans l’idée de gagner plus d’argent (soyons clairs), mais au final ce n’était pas le cas. Je « gagnais » surtout moins d’amour dans la famille, moins de rigueur et d’abnégation dans mon job, moins de patience, moins de recul, moins de repos. La seule chose que je voyais évoluer en + c’était l’anxiété et le stress. Je devenais mon propre esclave, et moi seul avait fabriquer cette machine.

Il y a quelques années, j’avais lu les résultats d’une étude américaine qui montrait l’impact négatif d’un nombre d’heures trop élevé. L’attention n’est pas la même, ce qui impacte l’efficacité et l’attention qui font qu’au final, si on joue carte sur table, les résultats sont loin d’être probants et ceux attendus.

Pire, cette étude révélait que les dirigeants de ces grosses sociétés faisaient eux-mêmes la chasse aux mauvais élèves qui restaient après les horaires, car cela pouvait signifier qu’ils étaient incapables de gérer leur temps, et de fait qu’ils n’étaient pas en mesure d’assumer les responsabilités qui leur étaient imputées. Le trop travailler devenait suspicieux et la tendance s’inversait.

Désormais, je conseillerai à toute personne à son compte ou qui a le choix de ne jamais avoir son bureau de travail principal chez soi. C’est un luxe qui peut devenir un vice, une addiction.

Si vous êtes salarié et que votre boss vous harcèle pour que vous travailliez toujours plus, je ne peux rien faire si ce n’est vous inviter à vous poser les bonnes questions et vous affirmer que, souvent on a peur de tout changer, mais qu’au final ce changement s’accompagne de tellement de bouleversements qu’il est parfois très productif. Soyez votre changement!

De manière insidieuse, le travail vous bouffe, et contrairement à ce que l’on peut penser, surtout si c’est un vrai plaisir, et non une contrainte. Le plaisir peut ici être vicieux!

Dissociez l’environnement professionnel, où vous allez prendre toutes les décisions capitales de votre entreprise, de votre environnement personnel, où vous allez éduquer vos enfants et vivre votre vie de couple.

Ce conseil vaut double pour les passionnés comme moi, qui ne parviennent pas à équilibrer de manière constante leurs multiples vies.  Au final je reste sur la même lignée: si vous n’avez pas 2, 3 ou 400 balles à mettre dans votre activité, c’est qu’il va falloir revoir votre stratégie et vos plans d’actions car soit cela manque d’ambition, soit vous n’avez pas les compétences, soit soit soit soit… vous faites fausse route!

Profitez de la vie, et pour cela compartimentez-là. Vivez toutes vos facettes à fond, sans qu’aucune n’impacte l’autre. Elles sont intimement liées, alors considérez-les comme de précieuses petites fleurs… occupez-vous d’elles, sinon elle faneront… et vous avec!

Travailler plus si vous en ressentez le besoin, mais assurez-vous de surtout travailler mieux! Sinon, ça ne servira à rien.

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